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FMM 2014 : la France à l'honneur

26 aot 2014 | By francecanadaculture Ottawa
Serge Losique et Claude Lelouch © FMM

Pour sa 38e édition, du 21 août au 1er septembre, le Festival des Films du Monde de Montréal (FMM) continue de s'affirmer en champion de la Francophonie, avec 112 films francophones sur 432 présentés cette année. Depuis sa création en 1977, le FMM a présenté plus de films francophones qu'aucun autre festival de la planète.

Serge Losique, président du FMM, déclarait en 2013 : « C’est à Montréal, métropole culturelle francophone en Amérique du Nord, que le cinéma en français a eu la programmation la plus large possible et l’accueil le plus important du public ».

La France est particulièrement bien représentée, avec pas moins de 45 films français présentés. Le cinéma français confirme sa notoriété, son dynamisme et sa diversité.

Les films français en vedette

C'est la France qui apparaît en tête d'affiche, en ouverture en en clôture du festival : le dernier film de Claude Lelouch, Salaud on t'aime, a inauguré le FMM jeudi 21 août, en présence du réalisateur, fidèle du festival. Claude Lelouch, à son habitude, compose un portrait de famille chaleureux en s’entourant d’une pléiade d’actrices et d’acteurs qui parviennent à évoquer avec une grande justesse les rapports humains : le duo Eddy Mitchell-Johnny Hallyday traduit les relations d’amitié que, dans la vie réelle, les deux entretiennent depuis de nombreuses années.

Le FMM rend cette année un hommage posthume à Alain Resnais, pour souligner sa carrière extraordinaire. A cette occasion, trois chefs-d'oeuvres de Resnais sont projetés lors du festival : Hiroshima mon amour (1959), Mon oncle d'Amérique (1980), et son ultime film, Aimer, boire et chanter (2013), présenté en clôture le 1er septembre, pour sa première nord-américaine. L’acteur et ami d’Alain Resnais, Hippolyte Girardot, viendra à Montréal représenter le réalisateur et accepter ce prix en son honneur.

Produit par Jean-Louis Livi et scénarisé par Laurent Herbiet, Aimer, boire et chanter met en scène Sabine Azéma, Hippolyte Girardot, Caroline Silhol, Michel Vuillermoz, Sandrine Kiberlain, André Dussolier et Alba Gaia Bellugi. Le film, adapté d'une pièce du dramaturge anglais Alan Ayckbourn (auteur déjà adapté par Resnais dans le diptyque Smoking/No Smoking et Coeurs), s’inscrit dans la tradition du vaudeville, que le réalisateur affectionnait particulièrement.

Le cinéma français : dynamisme et diversité

En compétition mondiale et en avant-première, Maintenant ou jamais de Serge Frydman, où Leïla Bekhti incarne une mère de famille désespérée qui en vient à entreprendre de braquer une banque pour s'en sortir. Mais aussi Un homme d'état (2013) de Pierre Courrège.

La France est représentée par sa jeunesse : cinq films français participent à la Compétition Mondiale des Premières Œuvres, où les réalisateurs présentent leur premier long-métrage de fiction : Fever, réalisé de Rapahaël Neal, qui vient de la photographie, La Vie pure, de Jérémy Banster, Enfances nomades, de Christophe Boula, New Territories, de Fabianny Deschamps
et L'Année prochaine, de Vania Leturcq (co-production).

En tout, la France compte dix-sept court-métrages et vingt-huit long-métrages dans ce Festival, qui couvrent une grande variété de genres. Parmi eux, six documentaires, comme Je vous écris par-delà les mers d'Olivier Horn, récit poignant du difficile retour au pays natal de Jean-René Lemoine, dramaturge français d'origine haïtienne, sur les lieux où sa mère a été sauvagement assassinée en 2002 ; ou No Land's Song, magnifique documentaire franco-allemand réalisé par Ayat Najafi sur le droit de chanter des femmes iraniennes. Dans Transgression, Jean-François Davy se met à nu au propre et au figuré dans un docu-fiction sulfureux. Un autre documentaire franco-allemand, Parcours d'amour, réalisé par Bettina Blümner, nous invite à suivre de façon décomplexée des hommes et des femmes qui, ayant dépassé l'âge, continuent de rechercher l'amour et le sexe.

La sélection des films français s'avère très internationale : seize coproductions internationales associent la France à d'autres pays. Hors de l'Europe, l'Amérique latine apparaît comme un partenaire de choix pour la France, en Argentine, Equateur, Colombie, République Dominicaine et Haïti. Avec le film franco-argentino-équatorien de Maria Victoria Menis, María y el Araña, on redécouvre avec enchantement le grand mythe shakespearien de l'amour impossible, rajeuni par la fraîcheur de Buenos Aires.

Le Marché international du film de Montréal, qui est une activité importante du Festival des films du monde de Montréal, permet la rencontre des acheteurs et des producteurs européens ainsi que des agences de vente et de promotion de films. Montréal tend ainsi à devenir une plateforme majeure du cinéma européen en Amérique. D’ores et déjà des agences de promotion telles Unifrance Film, Flanders films, Scandinavian films, Swiss films, Films d’Espagne et autres ont manifesté l’importance que revêt Montréal pour la carrière internationale de leurs films.

Liste complète des films et programmation sur le site du FMM

Source : Festival des Films du Monde de Montréal

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