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REGARD- Saint-Pierre-et-Miquelon, terre de France en Amérique du Nord

01 dcembre 2015 | By francecanadaculture Moncton

« Saint-Pierre-et-Miquelon, c'est la France… à 25 km au large de Terre-Neuve. On y cause avec l’accent, l’étendard tricolore claque au vent et sur la Place du Général de Gaulle, les gendarmes, mains derrière le dos, portent fièrement le képi. Mais le «caillou», comme le surnomme affectueusement ses habitants, a son caractère bien à lui.»  Louise Bilodeau, Rédactrice touristique

Les îles Saint-Pierre et Miquelon sont occupées depuis très longtemps puisque, lors de son passage en juin 1536, Jacques Cartier y trouva des navires de France et de Bretagne. D'abord base de pêche saisonnière pour les pêcheurs de morue qui arrivaient au printemps puis repartaient à l'automne, l'archipel accueillit bientôt des habitants permanents. Un recensement, ordonné en 1687 par le Gouverneur de Plaisance, fit état, à saint-Pierre de trois hommes, trois femmes et soixante-six engagés (à la pêche), une église et quatre maisons. En 1693 il y avait dix habitations à Saint-Pierre qui employaient deux cents personnes.

Malheureusement, l'animosité et les guerres entre la France et l'Angleterre soumirent cette jeune population à des raids, expulsions et pillages aussi douloureux que fréquents : 1690, 1713, 1778, 1793 sont quelques-unes des années noires que vécut la population des îles.

En 1814, suite au Traité de Paris et à la fin des guerres napoléoniennes, la France reprit possession des Îles Saint-Pierre et Miquelon. Le retour s'effectua au printemps 1816, lorsque le navire du commandant Bourrilhon arriva en rade de Saint-Pierre. Le 22 juin 1816, l'Angleterre cédait officiellement l'archipel à la France. Les nouveaux arrivés l'ignoraient mais, cette fois, ils étaient là pour rester.

Le retour des habitants à Saint-Pierre et à Miquelon, en 1816, marqua le début d'une nouvelle ère pour l'archipel. Il fallut, dans des conditions particulièrement difficiles, reconstruire ce que le temps, les incendies et les pillages avaient détruit. Maisons, établissements, quais, jardins et rues tout était à refaire. Nos ancêtres y mirent un tel zèle qu'en 1820 Miquelon avait son église et terminait la construction de sa première goélette et que Saint-Pierre disposait d'une cale, d'une église et d'un hôpital.
 

Tout au long de l’année 2016, de nombreuses initiatives sont mises en place par la population de l’archipel pour marquer le bicentenaire de la rétrocession à la France. Pour appuyer cet anniversaire, nous vous proposerons tous les mois un « Regard » à retrouver sur notre lettre d’info mensuelle et/ou sur notre page facebook.  A tantôt!