Xavier Grosmaître, attaché de coopération universitaire et scientifique à l’ambassade de France à Ottawa, est intervenu à la CSPC – Canadian Scientific Policy Conference, pour une présentation sur la coopération internationale en matière de recherche sur la zone Arctique. 

Organisateur : Dr. Urs Obrist, conseiller scientifique et technique à l’ambassade de Suisse au Canada.

Participants : Robert Kadas, sous-directeur Nordic and Polar Relations à Affaires Mondiales Canada // Anne Kari Ovind, Ambassadrice de Norvège au Canada // Hwasue Sung, conseillère politique et environnement à l’Ambassade de Corée du Sud au Canada.

Il est notamment revenu sur la longue histoire de la recherche française dans les zones polaires marquée par la figure pionnière de Paul-Emile Victor (1907-1995) qui mena ses premières expéditions au Groenland en 1935, mais aussi celle de Jean Malaurie dont les études ethnographiques et topographiques de ces régions ont ouvert des champs de recherche aujourd’hui très dynamiques. 

Aujourd’hui, la France compte plusieurs centres de recherches internationaux aussi bien au Nord qu’au Sud. 

  • La station Dumont d’Urville ouverte dans les années 1950, située en Antarctique. 
  • La base antarctique Concordia depuis  2005 en cogestion avec l’Italie
  • En 2003, la France et l’Allemagne ont mis en commun leurs implantations et moyens logistiques à Ny-Ålesund, constituant ainsi la base polaire franco-allemande AWIPEV, première station de recherche en Arctique gérée dans le cadre d’une collaboration internationale. Elle accueille le deuxième plus important contingent de chercheurs à Ny-Ålesund (après les norvégiens).

 

         

Institut Paul-Emile Victor

 

Sans être un pays arctique, la France siège parmi les membres observateurs du conseil de l’Arctique depuis presque vingt ans. A ce titre, elle est à l’initiative de projets scientifiques et environnementaux et fait valoir son expertise en recherche dans de nombreux programmes polaires. 

Les priorités que la France s’est donnée dans ce domaine sont d’abord de développer la dimension européenne de la recherche arctique dans le cadre du programme Horizon 2020/Horizon Europe, mais aussi de soutenir financièrement des initiatives telles que EU-PolarNet. Enfin, elle suit la stratégie « Chantier arctique » entrepris par le CNRS (centre national de la recherche scientifique) qui vient compléter les actions engagées par l’Institut Paul Emile Victor. 

Les conséquences du changement climatique dans l’Arctique ont déjà et auront plus encore dans le futur des conséquences qui dépassent largement les frontières du continent Arctique. Aucun pays ne peut poursuivre seul des recherches sur cet espace, le contexte nous invite fortement à poursuivre la voie de la coopération internationale.